La bière du dimanche : Maltstrom – I.X.P.L

La brasserie Maltstrom, de Notre-Dame-des-Prairies, non loin de Joliette, commence à faire parler d’elle. Avec ses premières cannettes distribuées dans la grande région Montréalaise, les amateurs de bières ont pu remarquer avec plaisir une jeune brasserie qui sait déjà très où elle s’en va, avec, en prime, des produits originaux somme toute peu brassés au Québec, comme une Dunkel, une Bitter, ainsi que, l’objet de la chronique du jour, une IPL. Le maître-brasseur de la brasserie, Mike Fiset, un ancien de la brasserie l’Alchimiste, une autre brasserie bien connue du coin, s’illustre donc dans plusieurs styles différents de ce dont on est habitué de voir comme premiers brassins distribués en magasin.

On s’intéresse cette semaine à leur I.X.P.L, une variation lagerisée d’une IPA, c’est-à-dire, avec une levure différente, ainsi qu’une température de fermentation plus basse qu’une ale. Comme mentionné précédemment, les IPL sont encore assez rares au Québec, les lagers étant en général plutôt boudés par une bonne partie des microbrasseurs ces dernières années. Voyons voir qu’est-ce que ça donne du côté de cette I.X.P.L!

La dégustation

La canette de 473 mL nous offre une bière blonde opaque, très voilée, digne des plus belles NEIPA, avec une bonne carbonatation. Au nez, les houblons que l’on annonce sur la canette, le Citra et le Galaxy, se mettent très bien en évidence, avec des relents d’agrumes persistants, qui nous donnent des arômes d’agrumes tels que le pamplemousse et l’ananas, ce qui donne une arôme réellement bien réussie pour la I.X.P.L.

En bouche, c’est vraiment frappant à quel point cette bière diffère des IPL qui m’ont été données d’essayer jusqu’à présent. Il me serait impossible d’identifier dans une dégustation à l’aveugle si cette bière serait une lager ou une ale. L’équilibre est tout aussi frappant, alors que l’I.X.P.L. n’est pas réellement d’un jus de fruit, mais bien plutôt d’une bière fort bien équilibrée. Une petite amertume nous accompagne tout au long de la dégustation, accompagnées des saveurs de mangues et d’agrumes préalablement senties, tout en subtilité.

Cette I.X.P.L. est réellement un charme à boire, et risque d’être fortement populaire l’été prochain pour les températures chaudes… Cette brasserie est définitivement à suivre.

4 / 5

Pour voir ma notation de l’I.X.P.L.

Crédit photo : Bières et Plaisirs

La bière du dimanche : MABRASSERIE – Tribale Session IPA

J’ai souvent parlé sur les lignes de ce site de MABRASSERIE, de son modèle d’affaire et de ses bières. Marc Bélanger, brasseur ayant fait ses armes avec les classiques du Brouhaha expérimente un peu plus avec les styles et le houblon dans le cadre de son nouveau projet de coopérative brassicole. On voit apparaître de plus en plus de bières de différents horizons en bouteilles et en fût sur place, ce qui est franchement de bon augure pour le futur de cette jeune entreprise, qui fait déjà des jaloux ailleurs au Québec.

Aujourd’hui, on essaie la Tribale Session IPA, embouteillée pour la première fois au début de 2017 par la coopérative. Après avoir brassé une Double IPA, une IPA et une Pale Ale, c’est tout naturel que la famille des bières Tribale s’agrandit pour accueillir une Session en son sein. Bien que cette dernière ait été embouteillée avec des bouteilles brunes standards, on apprenait en primeur en écoutant l’épisode 33 des Péteux de Broue, en direct de MABRASSERIE, que cette dernière serait bientôt disponible en canettes, probablement déjà un hit assuré pour l’été 2017. Voyons voir à quoi on a affaire pour ce qui est du liquide.

La Dégustation

La bouteille de 500 mL nous verse un liquide blond pâle, quelque peu voilé, qui nous surprend par son abondante carbonatation et une très bonne effervescence. Le nez est définitivement un point fort de cette Session avec une bonne dose de houblon donnant une aromatique très agrumée de citrons et de limes.

Au goût, on remarque tout de suite l’amertume, qui est très tranchante chez cette bière. Le corps est un peu malté, si bien qu’au milieu de cette grande amertume et de ce goût un peu caramélisé, on ne parvient pas à apprécier les saveurs fruitées qu’on reconnaissait si facilement au nez. Au fil des gorgées, alors que la température du liquide se réchauffe, on parvient de plus en plus à distinguer les agrumes, mais l’amertume n’en démord pas, si bien qu’au final, on a l’impression de goûter un liquide un peu mince, en dépit d’un nez très intéressant. Pour les futurs brassins, il serait intéressant d’avoir une Session un peu moins amère, pour augmenter son niveau de buvabilité.

3,5 / 5

Pour voir ma notation de la Session IPA

Crédit photo : Ça Brasse

La marché de la bière sans gluten

Fallait y être pour comprendre. Une petite centaine de personnes réunies, alignées, dans le froid à -5 degrés celsius. Pour une bière. Une bière sans gluten. Pas n’importe quelle bière sans gluten, certes, mais une bière sans gluten tout de même. Le Trou du Diable, en collaboration avec la brasserie vermontoise Hill Farmstead, lançait l’Argan, une bière sans gluten, une bière sûre vieillie pendant plus de deux ans dans des fûts de chêne. Sauf erreur, c’est la première fois que les deux brasseries lançaient une bière sans gluten, rendant l’expérience encore plus unique pour les amateurs réunis sur place.

Le marché des bières sans gluten est de plus en plus recherché par les brasseurs nord-américains. Alors qu’au Québec, c’est surtout des brasseries spécialisées en produits sans gluten telles que Glutenberg, des grosses brasseries américaines ont pris d’assaut le marché des cœliaques. En effet, de gros joueurs tels que New Belgium, Wicked Weed, Dogfish Head ou encore Stone ont commencé à produire des bières sans gluten.

Un marché en croissance

On sent tout de même que la production de bières sans gluten reste en quelque sorte stigmatisé. On voit encore une certaine mauvaise réputation entourant la production de ce type de bière à grain spécial. Et ce, même si la production d’une bière sans gluten est un marché dont la croissance a explosé au courant des dernières années, et si l’on en croit les estimations de firmes de recherche, restera en croissance pour au moins les cinq prochaines années.

@glutenbergbeer ❤👌🍻 . #glutenberg #winemattersandmore

A photo posted by Wine Matters & More Dist. (@winemattersandmore) on

Si l’on en croit les chiffres, il y a certainement une opportunité pour les brasseurs québécois et nord-américains pour continuer dans cette lignée. Il y a fort à parier qu’il y aura de plus en plus de bières sans gluten créées par des brasseries utilisant traditionnellement du malt avec gluten, cherchant à imiter les grandes brasseries artisanales américaines. Et il y a fort à parier que quelques autres brasseries sans gluten risquent de naître prochainement au Canada.

Et en passant, pour ceux qui doutent encore que des bières sans gluten peuvent être bonnes, allez regarder les premières critiques que l’on peut retrouver de l’Argan sur Untappd. Ça semble assez unanime.

Crédit photo : Trou du diable

La bière du dimanche : Brasseurs du Temps – Dumduminatrice

Peut-être un peu oubliée au courant des dernières mois,  les amateurs ne parlent pas beaucoup des Brasseurs du Temps. En offrant des bières tout à fait honnêtes, dont leur excellente DumDuminator, la brasserie hulloise a réussi à devenir un incontournable brassicole de la région de Gatineau-Ottawa. En dehors de la région de la capitale, par contre, on tient un peu cette brasserie pour acquise.

Cette semaine, on déguste une version bonifiée de la DumDumdinator, la DumDuminatrice. À la base brassée l’été dernier par la brasserie, on a enfin vu cette bière distribuée à Montréal et ailleurs au Québec avant les fêtes. On a ajouté à la doppelweizenbock une bonne dose de cerise, pour complexifier encore plus cette bière. Alors que les bocks allemandes sont d’ordinaire déjà plutôt fruitées, on va voir comment cette nouvelle DumDuminatrice se traduit avec des cerises en plus.

La dégustation

La bouteille de 750mL se débouche, pour verser un liquide brun, rappelant sa version originale, avec toutefois une petite touche ambrée ou rougeâtre, annonçant sans doute les cerises.  Au nez, ça diffère grandement de la DumDuminator, avec la cerise qui est bien présente. C’est une surprise pour moi, puisque souvent les bières avec des cerises ont un arôme très subtil. On trouve également un arôme de bonbons dans cette DumDuminatrice, ce qui annonce une bière bien sucrée, plutôt différente de l’originale.

En bouche, les saveurs de cerise de la DumDuminatrice sont tout aussi présentes qu’au nez. Je suis honnêtement un peu surpris, ne m’attendant pas à autant de cerises dans cette bière. On dirait une bière à mi-chemin entre une kriek, sans le côté surette, et une bock standard. Cette DumDuminatrice est surprenante parce qu’à mon humble avis, les levures allemandes se marient pas très bien au goût bien assumé de la cerise. Le mélange se fait, à mon avis, plutôt difficilement en bouche, et c’est pour moi une bière à retravailler dans les saveurs. J’apprécie toutefois l’effort, c’est en aucun cas une mauvaise bière, peut-être pas, ceci dit, ce à quoi je m’attendais.

3.5 / 5

Pour voir ma notation de la DumDuminatrice

Crédit photo : Trip Advisor

La bière du dimanche : Brasserie Vrooden – Doppelbock

C’est la deuxième fois que je parle dans une de mes chroniques de la brasserie Vrooden. Toute nouvelle brasserie située à Granby, elle a réussi à prendre sa place dans le milieu brassicole, tout en n’ayant pas encore un an d’existence. C’est d’autant plus impressionnant qu’elle brasse uniquement des bières de tradition allemande, un style qui n’est peut-être pas le plus connu et apprécié des amateurs de bières québécoises à l’heure actuelle. Lorsque j’avais écris sur eux en Août, j’avais adoré leur Weizen.

Aujourd’hui on déguste la Doppelbock. Doppel se traduisant par double, une doppelbock est une bock traditionnellement plus forte en alcool et plutôt maltée, avec une touche de levure allemande venant agrémenter un corps riche, rond, aux saveurs plutôt caramélisées. La version Vrooden veut, fidèle à son image, présenter sa Dopplebock comme étant brassée dans la plus pure tradition allemande. Voyons voir comment ça se traduit.

La dégustation

Dès les premières gouttes de cette bouteille de 500 mL versées, on aperçoit un liquide plutôt noir, aux reflets bruns, avec une petite ligne de carbonatation. Au nez, le profil est intéressant, avec d’abord des impressions sucrées, avec des petits fruits et du sucre d’orge. On sent le profil bien malté et caramélisé de la bière, avec une présence alcoolisé également, qui cache mal les 8% d’alcool que cette bière contient.

En bouche, ce qui me marque dès les premières gorgées, c’est l’aspect soyeux de cette Doppelbock. Au niveau du corps, ça me fait presque penser à un stout. Crémeuse à souhait, avec également une touche torréfiée, on retrouve les saveurs sucrées présentes au nez, avec une touche caramélisée, ainsi qu’une bonne dose d’alcool. La présence de l’alcool est pour moi un point à améliorer de cette Doppelbock, qui aurait avantage à être retravaillée.  La bière reste toutefois fort buvable et appréciable.

3,7 / 5

Pour voir ma notation de la Dopplebock

Crédit photo : Ça Brasse

Cinq tendances bières à suivre en 2017

Après avoir passé les derniers articles à regarder ce qui s’est passé cette année, vient le temps de penser au futur. Les tendances bières de nos jours évoluent aussi vite que le marché lui-même, dans un marché en constante ébullition. Il est intéressant de voir ce qui se fait ailleurs, pour aller analyser quelles sont les tendances bières qui feront de 2017 une année intéressante au niveau de la bière au Québec.

Plus de fruits!

Les bières surettes et les IPAs ont toujours la cote dans les brasseries et broue-pubs de la province, et, quel hasard, les deux styles proposent des saveurs hautement fruitées. Les brasseurs utilisent beaucoup de vrais fruits lors du brassage, et cette tendance devrait s’accentuer en 2017. De plus, on sent un engouement chez les brasseries nord-américaines (telles que Jester King, où même Auval) vers un véritable retour à la terre, en exploitant le concept de ferme brassicole,  en utilisant le produit de leur propre agriculture pour obtenir des ingrédients locaux pour brasser des bières. Ça promet.

Régionalisation du marché

Les brasseries, devant une compétition grandissante dans les quatre coins du Québec, se rabattent sur les marchés locaux. De plus en plus de brasseries font désormais passer en priorité les marchands locaux, avant de penser à distribuer à grande échelle. On a vu par exemple la brasserie rimouskoise Le Bien, le Malt créer une gamme (La gamme « La Rimouskoise ») uniquement dédiée aux restaurants et commerces locaux. En 2017, une nouvelle brasserie basée à Limoilou va uniquement faire des petits brassins dédiée aux commerces du quartier. On risque de voir ce genre de partenariats s’accentuer aux quatre coins de la province.

Spécialisation des brasseries

Au fil de mes voyages brassicoles, je vois des brasseries, telles que Oxbow Brewing au Maine, ou Half Hours on Earth en Ontario, commencer à se spécialiser dans des styles de bières bien précises. Alors que la philosophie au Québec des premières brasseries était de brasser dans un large éventail de styles, on pourrait commencer à voir à l’horizon des projets de brasseries qui se spécialisent dans un style unique de bières. On peut déjà penser à Vrooden, à Granby, se spécialisant uniquement dans les bières de tradition allemandes, quoique les bières allemandes soient loin d’être monolithiques dans leurs styles…

Des rachats…

Pas besoin de passer beaucoup de temps là-dessus, on a vu au Québec des brasseries se faire racheter en 2016 et cette tendance devrait s’observer encore en 2017, alors que les grandes compagnies de bières cherchent à s’approprier une partie des revenus grandissant du marché des bières artisanales. Ça va continuer en 2017.

Des fermetures

Sun sets on this ghost town, my town. Okay, ghost town maybe a bit of an exaggeration, seems there’s a parade here every other month at least, and some pretty good concerts at the theatre there. But, like many Nova Scotia towns, things can get pretty quiet at dusk. Soon, our friends @shbprincipal will be opening a Brewery and taproom down here, I suspect that’ll boost the scene here! Microbrasserie Goudale La Gose Town 4.4%. Very nice Gose, lemony tart, prickly carbonation, some saltiness that dries out lickety split before it gets by the tip of your tongue, super refreshing, as I expect the new taproom to be. #beer #instabeer #beergram #beertography #beerart #labelart #beerlabel #ghosttown #sunset #windsor #novascotia #gose #craftnotcrap #craftbeernotcrapbeer #craftbeer #drinkcraft #drinkcraftbeer #sourale #microbrasserie #goudale #local #supportlocal #bier #biere #birra #cerveza #smalltown

A photo posted by Philip Church (@kelticdevil) on

Malheureusement, devant l’engouement de la création de brasseries autour de la province, d’autres brasseries sont nécessairement passées à l’arrière-plan. On a appris dernièrement que La Goudale, à Boisbriand, était en vente, et d’autres microbrasseries plus « vieilles » pourraient suivre le pas, si elles ne s’adaptent pas à un marché changeant.

À bon entendeur…

La bière du dimanche : Brasseurs Illimités – Scotch Ale Impériale

La brasserie Brasseurs Illimités sont bien connus de la scène brassicole québécoise, mais ne fait peut-être pas partie des brasseries les plus parlées au Québec, pour différentes raisons. Avec une grosse gamme de produits, en plus de produire des bières exclusives pour différents commerces et événements, la brasserie de la Rive-Nord fait certainement partie des gros joueurs de l’industrie, avec une gamme qui varie beaucoup en termes de styles et de qualité.

Aujourd’hui, on passe en revue la Scotch Ale Impériale, produite en exclusivité pour le Marché du Village, à l’Ange-Gardien, un des endroits les plus intéressants au Québec pour acheter des bières de microbrasseries. Brasseurs Illimités et le Marché du village ont débuté une collaboration pour sortir une nouvelle bière exclusive au Marché à chaque année, et après la Scotch Ale Impériale, nous avons vu apparaître sur leurs tablettes la Barley Wine ainsi que la Quadrupel.

La dégustation

La bouteille de 750 mL verse un liquide à première vue assez épais et syrupeux, avec une intense carbonatation et également une bonne effervescence, ce qui m’étonne pour une bière ayant séjournée en barriques de chêne. Au niveau des arômes, c’est plutôt fidèle au style avec du sucre d’orge ainsi que de la mélasse qui émane de la Scotch Ale Impériale, mais avec également une certaine amertume terreuse intéressante, qui vient donner un peu d’originalité au liquide.

En bouche, on remarque d’abord et avant un corps très rond et intense, qui me fait quasiment plus penser à un stout qu’à une scotch ale. La Scotch Ale Impériale se démarque également part un goût boisé développé, ce qui me séduit. Trop souvent, les bières vieillies en barrique ne développent que très peu le goût de la barrique, mais celle-ci affirme un caractère barriqué bien développé. Les saveurs traditionnelles de la scotch ale viennent ensuite, mais toutefois, on remarque également beaucoup d’effervescence, ce qui vient également me surprendre.

As you can see from the picture, it’s a pretty sexy looking bottle. So let’s drink it already (and by let’s, I mean me, alone, in the snow). It pours out a extremely dark and sexy chestnut brown, with a perfect little beige head that reduces down to a frothy layer; resting there throughout the whole drinking experience. On the aroma, I certainly get that “Scotch Ale” caramel malty thing happening, but there is this fantastic rich bourbon vanilla aroma that leads the way. There are also lots of dried fruit – like dates and raisins – alongside some very subtle and rich vinous notes. It’s a bit oaky, and slightly earthy, with lots of toasted nuts, and caramel sugars helping it along. This is quite inviting, and the 11.9% isn’t very apparent at all – impressive. After my first sip, I like this – a lot actually. My fear was that this one was going to be a sugar bomb and, although there is certainly some slight syrupy sweetness, there is an amazingly powerful bitterness that cuts it down beautifully (with the help of a slightly astringent ethanol finish). It’s very fruity as well, more so than the nose let on. Lots of plums and berries mix well with a toasted caramel malt base. There is also just a slight bit of vinous tartness that helps cut the sugars, which I presume comes from the brandy. The bourbon is very much there as well, although not quite as potent as it was on the nose. The finish lingers with hits of vanilla, oak, bourbon and Brandy, alongside a strapping bitterness and some slight tartness. The mouthful is very full bodied, with a nice creamy texture, and minimal carbonation. Read more at Beerism.ca… #craftbeer #beer #marcheduvillage #scotchaleimpériale #beerism #scotchale #barrelaged #barrelagedbeer #bourbonbarrelaged #brandybarrelaged #quebecbeer #montreal

A photo posted by Noah Forrest (@beerism.ca) on

Au final, cette scotch ale est fort bien réalisée, en ayant un caractère bien à elle, tout en respectant très bien le style d’origine. Avec une belle complexité et une profondeur, on peut comprendre pourquoi elle est fort appréciée chez les amateurs de bières.

3,9 / 5

Pour voir ma notation de la Scotch Ale Impériale

Crédit photo : Brasseurs Illimités

Brasserie de l’année 2016 : Auval

C’est difficile pour moi d’écrire sur Auval. Tout a déjà été dit, ou presque, sur cette brasserie, depuis un an. En bref, ancien brasseur principal chez Pit Caribou, Benoit Couillard, quitte la brasserie gaspésienne pour se partir son petit projet à lui-seul, pour faire les bières qu’il a envie de faire sans avoir à se casser la tête avec les défis d’une microbrasserie produisant à grande échelle. Il veut distribuer les bouteilles de sa toute petite brasserie (parmi les plus petites au Québec en termes de production) principalement dans le Bas-du-Fleuve, et s’il en reste, dans le reste du Québec.

Tournée #gaspesie #bière

A photo posted by martchouin (@martchouin) on

Le problème (si problème il y a), c’est que les bières créées par Auval sont de véritables chef-d’œuvres. Dès les premiers brassins que l’on retrouve dans la métropole, les amateurs tombent en amour avec les produits de la brasserie située à Val d’Espoir. On se les arrache littéralement, si bien que les détaillants d’à travers la province recevant des bouteilles doivent utiliser certaines stratégies (réduction des limites de bouteilles, annonce du temps où elles seront disponibles à la vente à l’avance) pour accommoder le plus possible les consommateurs.

Devant les attentes grandissantes pour Auval, cette dernière a su rendre la marchandise avec brio. Ce qui me fascine avec ces bières, c’est à quel point elles peuvent, d’une bière à l’autre, être éclectiques ou en respect d’un style, tout en étant fort agréables à boire. On peut diviser les offrandes d’Auval en trois grandes familles de styles :

Les houblonnées : Arcane 17, Nordet, Super A

Les styles classiques : Saison Espinay, Arrière-Pays Grisette, C-12 Pivo, Guerilla SSS

Les « funkys » : Framboese, Aronia, Saison Cerise, Braggot, Gougou, Ribes Nigrum

Chacun des styles est brassé avec une belle profondeur, et les bières deviennent à peu près toutes des classiques de leurs propres styles.

Prêt pour les fêtes. #Auval

A photo posted by Philippe St-Arnaud (@philthechief) on

Si le passé est garant du futur pour Auval, l’avenir est très prometteur pour la brasserie gaspésienne. En espérant que les produits puissent se rendre plus facilement dans les mains des amateurs dans un futur proche.

Crédit photo : Bières et Plaisir

La bière de l’année 2016 : Trou du Diable – X

Plusieurs centaines de nouveautés ont touché les tablettes des détaillants en 2016, et établir un classement de ce que j’ai préféré cette année a été non pas une tâche difficile, mais presque impossible. Voici donc, en toute humilité, mes bières préférées ayant été brassée pour la première fois en 2016.

La X

Pour commémorer son dixième anniversaire, la célèbre brasserie Shawiniganaise le Trou du Diable a lancé de manière flamboyante la X, un assemblage de trois brassins déjà spéciaux : la Buteuse Brassin Spécial, la Dulcis Succubus et le Hérisson. Le résultat est tout simplement magnifique. On retrouve dans cette bière toute la complexité que l’on pourrait s’attendre de trois différentes bières assemblées en une, avec des impressions de pommes provenant de la Buteuse, l’aspect vin blanc de la Dulcis Succubus, et l’acidité du Hérisson.

L’assemblage de la X est digne des meilleures bières que j’ai pu goûter de ma vie, littéralement. Étant déjà un grand fan de la Buteuse et de la Dulcis, le mélange des trois me prouve que la somme de trois bières peut être, à l’occasion, encore meilleur que lorsqu’elles sont prises individuellement. Seule tristesse, cette bière fût brassée de manière très limitée, et je doute qu’elle soit re-brassée à nouveau dans le futur.

4,5 / 5

Pour voir ma notation de la X

Mentions honorable

Auval – Nordet IPA

Un des premiers exemples de NEIPA réellement d’exception au Québec, cette IPA de la minuscule brasserie de Val D’Espoir en Gaspésie m’a réellement enchanté. Ultra tropicale, les agrumes fusent au nez et surtout en bouche, où cette bière devient littéralement un jus d’orange et d’autres fruits exotiques. Désormais classée 4e meilleure IPA sur RateBeer, la seul ombre à l’horizon de cette bière est que la Nordet est appelée à évoluer avec le temps étant donné l’approvisionnement difficile pour les brasseurs en houblons rares.

4,4 / 5

Pour voir ma notation de la Nordet

Les Trois Mousquetaires – IPA

Le premier brassin de cette nouvelle IPA des Trois Mousquetaires fut réellement ravissant et m’a surpris par sa qualité. Beaucoup plus équilibrée que la Nordet, on retrouve un côté plus amer et résineux que la Nordet, qui est qunat à elle plus fruitée et exotique. Cet équilibre assure à la IPA un spectre de saveurs plus grand, jonglant amertume et agrumes, rendant l’IPA tout aussi agréable que celle d’Auval. Il est toutefois à noter que mon opinion de la IPA a évolué au courant des brassins de cette dernière, avec certaines « batchs » un peu moins réussies que la première, à mon humble avis.

4,3 / 5

Pour voir ma notation de l’IPA

Auval – Guerilla SSS Triple Stout

Une deuxième apparition pour Auval dans ces mentions, avec la Guerilla SSS, un stout vieilli en fûts de spiritueux, avec du grué de cacao.  Cette bière fut définitivement toute une expérience, passant par toute la palette des sensations au goût. On retrouve à peu près tout ce qu’on pourrait retrouver d’un stout : alcoolisée, amère, chocolatée, torréfiée, cette bière est définitivement d’un grand calibre. Encore une fois, on ne peut qu’être déçu que la Brasserie Auval soit un tout petit projet, et qu’on ne puisse pas profiter d’une plus grande distribution de ces produits de classe mondiale.

4,2 / 5

Pour voir ma notation de la Guerilla SSS

Crédit photo : Trou du Diable

Auberge Sutton Broüerie – Recrue de l’année 2016

La première fois que l’on arrive devant la charmante brasserie et auberge de de l’Auberge Sutton Broüerie, on se demande si on fait face à un gros hôtel, une brasserie industrielle, ou à un restaurant 3 étages. La réalité, évidemment, est un peu dans le milieu, alors que le sympathique endroit situé dans l’ultra-touristique ville de Sutton propose les trois services à ses consommateurs. À une quinzaine de minutes en voiture de la Brasserie Dunham, l’instigateur du projet est justement un ancien employé de cette brasserie.

Une autre des particularités de l’Auberge Sutton Broüerie, c’est qu’elle brasse des bières en utilisant des levures à 100% brettanomyces. Ceux qui me lisent assidument savent que je peux être assez critique des bretts, questionnant souvent l’ajout peut-être abusif de levures sauvages, venant cacher le goût principal de la bière pour devenir, au final, une bière simplement brettée. Chez Sutton, la brett, certes, dans les bières que j’ai pu déguster, est présente, sans pour autant sacrifier la buvabilité du liquide, ou l’intégrité du style.

La brasserie, qui a récemment fêté sa première année d’existence a débuté l’hiver dernier à embouteiller ses produits et à les distribuer à travers la province. Voici quelques-uns de mes coups de cœurs de cette année.

Pale Ale Bobonom

Déjà l’objet de l’une de mes bières du dimanche, la Pale Ale Bobonom dès sa première itération fût l’une de mes bières préférées de l’année. Il y a trop peu de bonnes American Pale Ale au Québec, et malheureusement, c’est un style qui passe un peu inaperçu face aux IPAs et Double IPAs de ce monde. L’Auberge Sutton Broüerie ne se trompe pas en brassant une excellente pale ale fort équilibrée, rassemblant les saveurs d’agrumes et d’amertume à merveille.

Pour voir ma notation de la Pale Ale Bobonom

Session Abénakis

Une autre bière de la grande famille des Pale Ales, cette session fortement buvable étonne par son corps rond, trop rare pour des sessions à l’habitude au Québec, et sait nous ravir par ses saveurs d’agrumes bien fraîches. Définitivement une des meilleures sessions à être embouteillé au Québec, parfaite pour en boire quelques-unes d’affilée durant votre party de famille du temps des fêtes.

Pour voir ma notation de la session Abénakis

Assemblage du Vieux Chemin

Un trouve un autre visage de l’Auberge Sutton Broüerie avec cet assemblage de Saison Bee-Bop, de Pale Ale Bobonom vieillies en barriques de chêne, avant d’être re-mélangé par la suite avec de la Session Abénakis jeune, donnant un assemblage au final assez éclectique. Des bretts, un aspect boisé, une amertume, c’est réellement un bel assemblage apportant une complexité à des bières qui l’étaient déjà à la base.

Pour voir ma notation de l’Assemblage du Vieux Chemin

Pour l’ensemble de son œuvre, l’Auberge Sutton Broüerie est notre recrue de l’année 2016!

Pour en lire plus  sur l’Auberge Sutton Broüerie :

La bière du dimanche – Brune Alpine

Crédit photo : Quebec Original