La bière du dimanche : Vrooden – Weizen

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Cette semaine on parle d’une petite nouvelle parmi les brasseries québécoises, qui vient tout juste de commencer à brasser, et embouteiller du même coup, Vrooden. Située à Granby, et titulaire d’un permis industriel, Vrooden brasse selon les principes de la fameuse loi allemande de la « pureté », c’est-à-dire, uniquement avec les ingrédients de base traditionnels de la bière – eau, levure, houblon et malt. Bien que plusieurs brasseries allemandes suivent encore à la lettre cette vieille loi du Reinheitsgebot (oui, j’ai regardé deux fois avant de poursuivre ma phrase) qui fête cette année ses 500 ans, c’est plutôt inhabituel de suivre ces règles ce côté-ci de l’Atlantique.

Alors que les températures de ce mois d’Août brisent encore des records, une bonne hefeweizen bien froide est définitivement une bonne idée pour se rafraichir. Comme toute bonne brasserie avec une inspiration allemande, Vrooden propose dans sa gamme de produits de base la Weizen, qui sera l’objet de notre analyse du jour.

La dégustation

La bouteille de 500 mL déverse un liquide blond et doré, avec une bonne carbonatation. Les arômes sont dignes du style et ne nous renversent pas (loi de la pureté oblige) : banane, levure à l’allemande, et un petit côté céréalier qui semble souvent être de la partie avec les bières à fermentation basse. Au goût, c’est fidèle au nez avec encore une fois la levure et les bananes qui volent la vedette. C’est très fruité, avec un corps tout à fait adéquat, ce qui en fait une bière qu’on pourrait facilement en prendre plusieurs d’affilées.

Ce qui me fascine le plus avec cette Weizen, c’est son équilibre : plutôt que de miser sur une bière qui va dans les extrêmes des saveurs, Vrooden tente plutôt de proposer en ensemble de saveurs qui s’harmonisent bien ensemble. Le résultat final, c’est une excellente bière blanche, prête pour les grandes chaleurs, qui est une digne représentante de la tradition brassicole allemande. Longue vie à Vrooden.

3,9 / 5

Pour voir ma notation de la Weizen

Crédit photo : La Presse

La bière du dimanche : Auberge Sutton Broüerie – Brune Alpine

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Un de mes coups de cœurs de la première moitié de 2016 fut sans contredit la Bobonom de l’Auberge Broüerie Sutton. Un beau mélange houblonné facile à boire dont j’avais déjà parlé dans une ancienne chronique.  Depuis, la nouvelle brasserie n’a pas chômé, et en plus de tenir une auberge dans le secteur ultra touristique des Cantons-de-l’Est, elle nous fait le bonheur de livrer quelques produits de temps à autres dans la métropole. Ainsi, en plus de la Saison Bee-Bop et de la Bobonom, la brasserie nous a livré depuis quelques mois la Bobonom édition spéciale, la Brett Inn IPA (en collaboration avec le Baril Roulant), le Porter Iroquois ainsi que notre critique du jour, la Brune Alpine.

La Brune Alpine est une bière brune d’inspiration américaine, donc un peu plus houblonnée que sa cousine anglaise – un style qui est définitivement sous-produit au Québec, peut-être à l’exception de l’excellente American Brown Ale de Pit Caribou. Brassée 100% avec des levures de brettanomyces, comme l’ensemble des produits de Sutton, la Brune Alpine devrait donc présenter un bel étalage de saveurs.

La dégustation

Une fois la capsule de la bouteille de 500 mL débouchée, cette Brune Alpine nous laisse découvrir un liquide d’un brun très foncé, assez trouble, avec une mousse légère et bien peu d’effervescence. Les saveurs aux nez sont intéressantes et complexes – le caramel du malt, un petit côté torréfié, des notes de noisettes ainsi que une petite touche plus herbacée que j’attribue au houblon utilisé probablement de manière assez libérale par le brasseur.

En bouche, l’expérience est définitivement agréable. Le corps est ultra-crémeux, ce qui me surprend. Seulement pour l’expérience en bouche, on dirait presque que je bois un stout. Le sentiment crémeux en bouche laisse toutefois un peu derrière les saveurs en bouche, alors que je dois un peu me forcer pour détecter différentes notes en bouche. Un peu fade cette Brune Alpine, on détecte quand même des notes terreuses et herbacées qui sont plaisantes.

Un peu comme avec la Bobonom, on ne détecte très peu, pour ne pas dire aucunement, le côté levures sauvages, nous prouvant avec grand plaisir qu’il est possible de brasser avec des bretts sans qu’elles cachent l’ensemble des autres saveurs de la bière. J’aurais toutefois peut-être aimé retrouver des saveurs peut-être un peu plus maltée, ou retrouver les noisettes très présentes au nez, pour accompagner l’aspect plus terreux de cette bière. Le corps riche est toutefois  d’un grand intérêt et la bière est clairement à essayer pour tout amateur du genre.

3,7 / 5

Pour voir ma notation de la Brune Alpine

Crédit photo : Beerism

Rosemont – La Petite-Patrie, capitale québécoise de la bière?

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De tous les quartiers que j’ai pu visiter dans le Québec, le Canada, et même à l’international, Rosemont – La Petite-Patrie se distingue pour être l’un des quartiers avec l’offre en bières artisanales la plus complète. Dans ce quartier typiquement familial du centre de l’Île, il se brasse et se vend des petits chefs-d’œuvre à toute heure du jour et de la nuit, faisant de Rosemont un véritable paradis de la bière artisanale. Voici donc un hommage à ce quartier et ces institutions, avec une liste non-exhaustive de mes coups de cœurs.

Broue-Pubs

Vices&Versa, 6631 rue Saint-Lautrent

Le Vices&Versa a définitivement acquis la réputation de lieu culte dans la scène brassicole montréalaise. Armée de plus d’une trentaine de lignes de fûts en action en tout temps, l’endroit est plus qu’agréable à visiter et a été, historiquement, plus qu’un lieu de dégustation : c’est avec le personnel de cet endroit que la brasserie Dunham est née. Pour notre plus grand plaisir. Armée d’une carte de nourriture plus qu’appropriée, le pub situé à l’entrée de la Petite-Italie est aussi agréable un vendredi soir qu’un dimanche après-midi.

Isle de Garde, 1039 rue Beaubien Est


Petit nouveau des broue-pubs rosemontois, l’Isle de Garde, qui a moins de deux ans d’existence, a pignon sur rue sur Beaubien, agrandira bientôt son offre à l’automne en ouvrant sa propre brasserie dans un local connexe au bar, qui est quant à lui ouvert depuis près de deux ans. Déjà très populaire auprès de sa clientèle montréalaise, l’offre de bière est excellente avec une vingtaine de lignes de fûts de trois températures différentes, une offre de nourriture plus qu’intéressante, et un endroit visuellement superbe.

Bar Le Vestiaire, 6634 rue St-Hubert

Situé sur la Plaza St-Hubert depuis quelques années, le Vestiaire sait se démarquer niveau bière. Le bar offre des exclusivités en fûts intéressantes, comme des bières belges, ou, présentement, des bières de la Microbrasserie des Beaux Prés. Au-delà de la bière, le bar a définitivement plus une ambiance de bar que les deux autres établissements mentionnés précédemment, avec notamment des soirées karaokés et quiz. Mention spéciale pour la participation très active du Vestiaire aux médias sociaux!

Également à visiter : Birra, Yïsst

Brasseries

La Succursale, 3188 rue Masson

Basée sur la très populaire rue Masson dans le Vieux-Rosemont, La Succursale se distingue particulièrement par ses bières à fermentation basse. La Milacek, une pilsner de tradition tchèque et la Petite Côte, une kölsch, font partie de la rotation régulière des produits du sympathique endroit, tout en faisant partie des meilleurs exemples de leurs styles respectifs au Québec, si ce n’est pas au monde!

Brouhaha, 5860 rue De Lorimier

Ce qui me frappe à chaque fois que j’entre dans la désormais légendaire institution du coin des Carrières / de Lorimier, c’est l’ambiance qui est à la fois unique et naturelle. On se sent chez soi au Brouhaha, et les bières tenues sur place font tout pour qu’on aime être chez soi! Un mix de bières maisons et de fûts faisant place aux autres microbrasseries québécoises, on retrouve généralement 5 à 6 bières signées Brouhaha dans la rotation régulière. Avec des bières très éclectiques comme la Gaz de Course ou la Saison Voatsiperifery (parlée précédemment par l’auteur de ces lignes ici), les brassins du Brouhaha sont aussi distincts que l’ambiance du bar semble vouloir l’être. Et c’est pour ça qu’on y retourne toujours avec grand plaisir.

MaBrasserie, 2300 rue Holt

Première coopérative brassicole à Montréal, MaBrasserie se veut un beau reflet de la solidarité rosemontoise, alors que fait partie parmi ces membres fondateurs le Brouhaha, la Succursale et l’Isle de Garde. MaBrasserie est également un brasseur de son propre droit, avec des excellentes bières développées sous la bannière Tribale, notamment la Pale Ale qui est un régal. MaBrasserie a également ouvert depuis peu son propre salon de dégustation qui permet, sur place, de savourer sur place des produits de l’ensemble des brasseurs membres du projet.

Détaillants spécialisés

Veux-tu une bière?, 1451 rue St-Zotique Est

À peine une année d’existence dans le quartier pour cette deuxième succursale de Veux-tu une bière?, la première étant située sur la rue De Liège, et on peut déjà sentir son importance dans le portrait brassicole de Rosemont. Ne serait-ce que pour se procurer les bières de la brasserie Auval lorsque cette dernière a la bonté de nous en envoyer, Veux-tu une bière? se démarque par son choix de bouteilles qui est excellent, mais aussi pour l’accueil chaleureux fait par son personnel. Et pour son nom, aussi.

Les délires du terroir, 6406 rue St-Hubert


Situé sur la Plaza St-Hubert depuis déjà 10 ans, le petit mais chaleureux local des Délires n’est certainement pas le plus imposant, mais nous séduit par l’offre en produits du terroir québécois qui est plus qu’intéressante. Au niveau de la bière, les délires du terroir se spécialisent beaucoup en nouveautés sur les tablettes, qui sont bien mises en évidence, et le bon roulement de produits assure une fraîcheur des bouteilles.

La Bièrotheque, 152 rue St-Zotique Est

À l’instar du Veux-tu une bière?, la Bièrotheque est un nouveau venu dans Rosemont. Situé littéralement à deux minutes à pied du Vices&Versa, le détaillant de la Petite-Italie se démarque par son choix de bières, mais aussi par l’offre de produits connexes qui est également intéressante.

Également à visiter : Le Frigo de Bacchus, Marché Station 54

Crédit photo : Vices & Versa

La bière du dimanche : Brasseurs Illmités – Doble Mango

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Brasseurs Illimités me semble assez prolifique depuis quelques temps. Après avoir fait l’acquisition du P’tit Medley pour en faire leur broue-pub au début de 2015, les brasseurs basés sur la rive-nord de Montréal à St-Eustache n’ont pas chômé : ils ont entamé la distribution de la gamme Bièropholie depuis l’automne dernier, tout en continuant d’innover en présentant de plus en plus de nouveau produits, de même qu’en s’associant à des événements brassicole, tel qu’en fait foi la bière du festival des bières de Laval de cette année, la Saison d’icitte, qui aura lieu très bientôt, soit du 15 au 17 juillet 2016.

Cette semaine on déguste la Doble Mango Double IPA, une version plus fruitée de leur Double IPA DH, une bière assez reconnue parmi les amateurs de houblons de la belle province. Les artisans de Brasseurs Illimités se sont amusés avec ce brassin, tout d’abord disponible uniquement en format 1,5L pour finalement arriver en 500mL, en ajoutant de vraies mangues au brassin, tout en faisant un gros dry hop pour arriver à donner un goût ultra-fruité à cette bière. Allons voir le résultat final.

La critique

Une fois versé, le liquide de la Doble Mango se dévoile avec une couleur brune et des reflets orangés, avec une bonne effervescence et plutôt peu de carbonatation. Au nez, c’est tout simplement une bombe de mangue – la bière porte bien son nom! C’est tellement fruité au nez que l’on se demande si Brasseurs Illimités ne veut pas se partir une nouvelle compagnie de brassage de jus de fruits plutôt que de bières! N’en reste pas moins que pour les amateurs d’IPAs exotiques, les arômes de cette bière vous iront à ravir.

Comme on peut s’en douter, les mangues sont également très présentes en bouche. Conseil aux employés de Brasseurs Illimités – indiquez le nombre de portion de fruits qu’un consommateur prendra en dégustant une Doble Mango! Ce serait toutefois réducteur de dire que cette bière n’est qu’un gros jus de fruit. Cette Double IPA présente une fine amertume, un corps malté présent sans s’imposer mais d’abord et avant tout – beaucoup, beaucoup de mangues.

Au final, la Doble Mango réussit bien sa mission : nous donner une IPA fruitée, agréable, intéressante lorsque bien fraîche par des températures au-dessus des 25 degrés. C’est déjà une mission pas toujours évidente à accomplir! Par contre, pour atteindre un niveau de bière d’été par excellence, j’aimerais peut-être un peu plus de profondeur en bouche, et peut-être la brasser en catégorie session ou IPA, à 4-5% d’alcool plutôt que les 9% de cette Double IPA.

3,6 / 5

Pour voir ma notation de la Doble Mango

Crédit photo : Saveurs Unies

La bière de la semaine : Les Trois Mousquetaires – IPA

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La brasserie Les Trois Mousquetaires, fondée en 2004, est relativement jeune comme entreprise, mais se positionne dans le paysage brassicole québécois depuis déjà une belle lurette. Surtout reconnue à la base pour sa gamme de bières allemandes à fermentation basse, la compagnie a ajouté à son arsenal ces dernières années une panoplie d’autres excellentes bières. Son programme de vieillissement en barriques fait l’envie de plusieurs, avec notamment la Porter Baltique Édition Spéciale, une favorite année après année de votre humble serviteur, ainsi que l’Oud Bruin, la Dixième ou la Ceci n’est pas une Gueuze.

Cette semaine, on ne parle pas de bières à faire vieillir, mais plutôt d’une bière à consommer très fraîche, leur nouvelle IPA. Ce n’est pas la première fois que Les Trois Mousquetaires embouteille une IPA, alors que depuis quelques années, la Double IPA est offerte lors d’un bottle release ayant lieu durant la saison estivale. Voyant les éloges que cette dernière reçoit lorsque qu’elle est dégustée, on ne peut qu’avoir hâte d’essayer cette nouvelle offrande de la brasserie de Brossard.

La Dégustation

La bouteille laisse couler un liquide d’une belle couleur orangée, qui laisse apercevoir un petit doigt de mousse. Le nez est très prometteur : c’est une véritable symphonie de houblon qui arrive jusqu’à mes narines. Toute la gamme des fruits tropicaux est évidemment sollicitée, passant principalement par l’ananas et les pamplemousses. On a déjà hâte de la goûter après l’avoir sentie une seule fois.

En bouche, c’est tout ce que je souhaite, et même plus. Cette IPA des Trois Mousquetaire offre une subtile amertume couronnant un liquide bien carbonisé, avec en prime les saveurs exotiques que l’on retrouvait également au nez.  Ce qui en résulte, c’est une IPA dangereusement bien équilibrée, avec des saveurs à la fois très fruitées, mais également une amertume discrète, qui est présente mais qui n’impose pas non plus son goût. Les 750 mL de cette bouteille se boivent, très, trop facilement.

On parle souvent des IPAs vermontoises qui sont dans une classe à part. Cette IPA fait définitivement partie des meilleures IPAs que j’ai pu boire de ma vie, peut-être LA meilleure. La scène de la bière québécoise est éclectique, regorgeant de petits joyaux de bières, et cette IPA des Trois Mousquetaires fait désormais, instantanément, partie de ces classiques. Bravo aux Trois Mousquetaires, bravo à leur brasseur. Et merci.

4,3 / 5

Pour voir ma notation de l’IPA des Trois Mousquetaires

Crédit photo : Les Trois Mousquetaires

La bière du dimanche : Jukebox – Distorsion

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Les choses se passent et se brassent dans les Hochelagas. On apprenait plus tôt cette année que les propriétaires de Glutenberg prenaient de l’expansion, et aller occuper plus d’espace dans leurs locaux rue Dickson, dans l’est de Montréal. Cette expansion allait aussi profiter à d’autres brasseries, qui pourraient avoir accès aux installations de brassage et aux équipements d’embouteillage, pour notre plus grand plaisir. C’est ainsi que Oshlag (projet avec gluten des brasseurs de Glutenberg), Vox Populi (est-ce qu’on peut ravoir de la Cerbère, svp?), Avant-Garde, l’Espace Public (avec son nouveau branding) et Jukebox (déjà existant, mais se relocalise dans l’est) s’installent désormais dans cette nouvelle opération.

Aujourd’hui on teste la Distorsion. Bien appréciée par les amateurs d’IPA, cette dernière fait une nouvelle apparition avec un nouveau look, et, à ce qu’on annonce, un goût tout aussi tranchant. Pour ceux et celles qui ont déjà goûté les produits de Jukebox avec leur ancien look, c’est l’occasion de tester leur évolution en tant que brasseurs. Pour les amateurs qui n’avaient jamais testé cette brasserie, c’est l’occasion rêvée d’essayer des produits qui sont tout frais.

La dégustation

La belle bouteille de 500 mL nous offre un liquide orangé, avec une bonne carbonatation et un peu d’effervescence. Au nez, c’est très prometteur. La Distorsion nous séduit avec un arôme d’houblons exotiques, qui nous donne des impressions, notamment, de pamplemousse et de mangue.

En bouche, la situation est un peu différente. C’est amer, peut-être un peu trop amer. L’amertume intense de la Distorsion cache le goût du houblon que l’on sentait si bien au nez. L’amertume est résineuse, et ne quitte pas le palet au fur et à mesure que les gorgées s’alignent. Au final, le corps devient assez mince, puisqu’on ne retrouve pas grand-chose derrière cette amertume monstrueuse. Au final, on voit définitivement le potentiel dans l’arôme de la Distorsion. La bière est loin d’être mauvaise, si vous aimez l’amertume. Personnellement, c’est un peu moins mon domaine. Il manque un certain équilibre au final à mon humble avis. Il faut également relativiser – il s’agit de la première brasse de Jukebox à leur nouveau lieu. On peut s’attendre à des recettes optimisées au fur et à mesure qu’ils se familiariseront à leur environnement de travail. C’est définitivement prometteur.

3,5 / 5

Pour voir ma notation de la Distorsion

Crédit photo : Bières Jukebox

Mondial 2016 – Mes suggestions

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C’est bientôt le Mondial de la bière de Montréal, cette tradition brassicole montréalaise quo nous annonce le début de l’été depuis plus de deux décennies. Avec plusieurs centaines de bières réunies au même endroit, c’est difficile de pouvoir choisir quoi essayer. C’est pourquoi je vous propose mes suggestions de bières à essayer, pour les microbrasseries québécoises.

Maudit qu’on fait de la bonne bière au québec !! 🍺#brasseriedieuduciel #moralité #ipa #beer#gatineau#ottawa

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Catégorie « classiques à réessayer »

Le Mondial, tout d’abord, ça peut être l’occasion de redécouvrir des classiques que l’on a peut-être oubliés à travers le temps. Pour les néophytes qui ne sont pas familiers avec les bières artisanales, c’est l’occasion de trouver un premier coup de foudre. C’est difficile de passer sous silence ces cinq classiques, tant ils sont d’excellents exemples de leurs styles respectifs.

Dieu du Ciel – Moralité – IPA

Les IPAs sont définitivement en vogue au sein du monde brassicole. La Moralité est peut-être mon IPA préférée provenant du Québec, avec un goût fruité superbe, et une amertume intéressante qui fait la renommée de ce style.

Dunham – Petite Mort – Stout

Ce stout saurait conquérir les papilles de tout amateur de saveurs torréfiés, sucrées et vanillées. Au-delà de la saveur de torréfaction présente chez une grande majorité de stouts, celle-ci se démarque par la texture et le corps franchement intéressant qui sauront plaire tout amateur de bières noires.

Loup Rouge – Mackroken Flower – Scotch Ale

Une petite favorite de votre humble serviteur, ce scotch ale est aussi historique qu’intéressant en bouche. Au final, les notes sucrées et caramélisées de cette belle bière brune sauront plaire les palets les plus difficiles.

Trois Mousquetaires – Porter Baltique Édition Spéciale

Première fois que la version vieillie en barriques de la Porter Baltique originale sera présente au Mondial, et elle est définitivement à essayer au moins une fois dans une vie. Une bière noire, certes, mais sucrée, chocolatée, vanillée, crémeuse. Je l’aime d’amour.

Trou du Diable – Dulcis Succubus – Bière sûre

Peut-être ma bière sûre favorite brassée au Québec. Un liquide blond intéressant laisse transparaitre un goût de levures sauvages très bien contrôlé, et le vieillissement en barriques de vins blanc lui donc une finale vinaigrée superbe.

Catégorie « Nouveautés »

Chaque année, de nouvelles brasseries d’ici et d’ailleurs viennent au Mondial pour exposer leurs produits en avant-première. C’est toujours une joie d’essayer ces produits et d’être, en quelque sorte, les premiers à juger du succès, ou non, d’un produit. On se souhaite plusieurs succès cette année!

Avant-Garde – Saison en enfer – Saison

Avant-Garde, un nouveau projet des gens derrière Jukebox, débute, et devrait nous proposer quelques bouteilles très bientôt sur le marché, si l’on se fie à leur page Facebook. Cette Saison devrait définitivement être un point d’attention de plusieurs habitués du mondial.

Brasseurs Sans Gluten – Gose

BSG propose de plus en plus une gamme éclatée de produits. Au-delà des collaborations avec François Chartier, la brasserie propose définitivement un éventail impressionnant, avec des produits qui sont d’excellente qualité. Bien hâte de voir cette Gose.

Dieu du Ciel – Le P’tit blanc – Witbier

Disponible depuis peu en bouteilles, les amateurs pourront déguster cette nouvelle bière aux baies de genévrier en fûts, avant de décider si l’expérience vaut la peine d’en acheter un 4-pack à votre détaillant en bière préféré.

Harricana – 55.1 – Assemblage sûr de Porter en fûts de tequila

Je triche, cette bière n’est pas une nouveauté à proprement parler, mais je l’ai tellement apprécié à la Cuvée cet hiver, et puisqu’elle est relativement nouvelle, j’invite tout le monde à essayer l’expérience d’un porter sûr au Mondial.

Vox Populi – Double Fruit Punch IPA – Double IPA

Vox Populi a fait des collaborations depuis quelques mois déjà, et commencera à embouteiller leurs produits très bientôt à leur nouveau lieu de brassage à Montréal. Si leurs nouveaux sont aussi bons que ceux qu’ils ont embouteillés auparavant, on risque d’avoir des belles soirées en perspective.

Catégorie « Mention honorable »

Avec plusieurs centaines de bières, il serait difficile de réduire mon choix à seulement 10 recommandations. En voici quelques-unes qui on piquer ma curiosité.

Benelux – Sabotage – Américaine IPA

J’adore le Benelux, et j’adore la Sabotage. Elle n’a peut-être pas autant de reconnaissance que d’autres IPAs embouteillée, mais elle est très certainement d’une grande qualité. Florale à souhait, elle saura impressionner l‘hophead qui sommeil en vous.

La Souche – Limoilou Beach – Sûre au cassis

Je n’ai jamais été sur place à Québec pour essayer des bières de La Souche, mais j’ai entendu de très bons échos sur cette bière sûre au cassis. Peut-être pas le choix le plus standard pour essayer une brasserie que l’on ne connait pas, mais pourquoi pas.

St-Bock – Double Malédiction – Stout

Un petit coup de cœur personnel pour moi, la malédiction est un milk stout, qui est fait pour les amateurs de bières comme moi qui n’aiment pas le goût du café. Avec un goût chocolaté et un corps riche, cette bière me rend un homme heureux.

MaBrasserie – Tribale Pale Ale – Pale Ale Américaine

Pas assez de APA au Québec, je l’ai déjà dit, cette Tribale a définitivement les qualités pour satisfaire les fans du style. C’est facile à boire, agréable, avec une petite amertume tranquille, définitivement une bière pour débuter une journée de dégustation.

Oshlag – Inca – Bière Vapeur

Dans une nouvelle série de bière faite par la nouvelle Oshlag en collaboration avec Martin Thibeault, on explore un style traditionnel de brassage à base de vapeur. Peut-être la bière qui sera la plus originale de ma liste, ou peut-être pas, j’ai bien hâte de l’essayer!

C’est tout pour mes suggestions de bières artisanales québécoises. Si vous vous sentez aventurier et vous voulez tester les bières internationales, allez voir les recommandations internationales du collègue La tête dans le fût. Sur ce, bon mondial à tous!

Crédit photo : La Presse

La bière du dimanche : Le Castor – Yakima

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Cette semaine, pour la bière du dimanche, on revisite un classique. Le Castor, brasserie à l’origine de ce classique, brasse de la bière depuis à peine quatre ans, c’est-à-dire depuis l’été 2012. En seulement quatre petites années, les bières brassées à Rigaud, à quelques minutes à l’ouest de Montréal, sont devenus pour la plupart des classiques qui sont disponibles facilement aux quatre coins du Québec. Alors que certaines brasseries misent sur une certaine rareté de leurs produits afin de mousser les ventes, c’est tout à fait l’inverse chez le Castor, où même les produits en édition limitées sont relativement faciles à trouver dans l’ensemble de la province.

À l’honneur de leur quatrième anniversaire qui arrive prochainement, nous buvons aujourd’hui la Yakima, cette India Pale Ale d’exception qui fait la renommée du Castor. Dans le top 50 des meilleures IPAs au monde de Ratebeer, cette Yakima est en quelque sorte pour moi le symbole du Québec qui poursuit de plus en plus les tendances des grandes brasseries américaines. À l’inverse des bières d’origine belge, anglaise ou allemande, les IPAs et Double IPAs de grandes qualités n’avaient, jusqu’à tout récemment, que très peu de candidates en terre québécoise, malgré leur grande popularité. Depuis peu, d’excellents exemples sont brassés au Québec, avec notamment la Yakima, la Moralité, l’Arcane 17 et j’en passe.

La dégustation

Microbrasserie Le Castor Yakima IPA 6.5% Strong Organic Beer. Had been really looking forward to this one. Even so, there’s always that fear something will fall short of the hype. First of all, it’s obviously a good looking beer. Nice bubbly head and retention. In a full glass, the aroma wasn’t there, increasing that fear. A few swirls in the bottle, however, brought things to life, and the fears were laid to rest. Certainly the tropical was there, but after quite a few « sweet » IPA’s recently (a trend?) it was almost refreshing to get that bitterness from the 75 IBU’s. And then there’s that balance, soooo balanced. If I lived anywhere Le Castor was available, this would be a go to beer. I envy those that do! #beer #instabeer #beergram #beertography #beerart #craftbeer #drinkcraft #drinkcraftbeer #ipa #hops #hophead #yakima #lecastor #microbrew #microbrasserie #craftbeernotcrapbeer #craft #quebec #quebeccraftbeer #bier #biere #birra #cerveza #spiegalau

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Le liquide est tout à fait intéressant à l’œil. Une blonde dorée, avec une intéressante carbonatation et une bonne effervescence. Au nez, c’est le classique d’une bonne IPA, avec une bonne présence d’agrumes, comme le pamplemousse et la mangue.

C’est toutefois en bouche que cette IPA se démarque pour moi. Trop d’IPAs de nos jours vont dans les extrêmes : excessivement d’amertume ou une surdose de saveurs tropicales me donne l’impression de boire un véritable jus de fruit alcoolisé. La Yakima, c’est l’équilibre, la profondeur  d’une amertume fine, mais présente, du début à la fin. C’est aussi une belle présence fruitée avec des notes agrumées impressionnantes, ce dont les fans d’IPAs raffolent.

Au final, pour moi, la Yakima, c’est le modèle au Québec, c’est qu’un brasseur devrait vouloir atteindre s’il voulait avoir une IPA classique de grand niveau. Jamais trop amère, jamais trop sucrée, cette Yakima a vraiment tout pour plaire.

4/5

Pour voir ma notation de la Yakima

Crédit Photo : La Presse

Festivals de bières du Québec : une affaire de gros sous?

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L’été s’en vient, il fait beau, il commence à faire chaud (déjà trop chaud, diront certains, dont l’auteur de ces lignes…), bref, c’est définitivement le temps de sortir dehors et d’apprécier quelques bières avec ses proches. Et quelle bonne nouvelle, la saison des festivals de bières prend définitivement son envol d’ici quelques jours. Déjà, le Mondial de la bière à annoncé sa liste de bières pour l’édition 2016 la semaine dernière (j’y reviendrai dans un article avec mes recommandations pour les néophytes), le Festibière de Gatineau est présentement en cours, et une fois de plus, plusieurs brasseries feront le tour du Québec cet été pour aller servir les centaines de milliers de Québécois qui iront faire un tour (ou plusieurs) sur les sites des divers festivals qui ont lieu à travers la province.

Mais quelle vue! Ah oui… Et Claude Bégin sur la scène! 😉 #festibiere 👌🏾🍺

A photo posted by Festibière de Gatineau (@festibieredegatineau) on

Des polémiques

Tout n’est pas rose cependant cette année dans l’univers des festivals de bières du Québec, alors que deux petites controverses ont déjà fait alimenter les discussions, à Laval et dans l’Est-du-Québec. Tout d’abord, dans le 450, Espace Houblon, commerce indépendant spécialisé en bières avec trois succursales sur la rive nord, dont une à Laval, s’est vu refusé l’accès cette année comme exposant au Festival des bières de Laval, parce que Ultramar, qui vient de se trouver un intérêt soudain pour les bières artisanales, est devenu commanditaire principal de l’évènement. On peut certainement comprendre qu’Ultramar ne voulait pas avoir un compétiteur, aussi petit soit-il, dans ses pattes lors de « son » festival. La déception était évidemment grande pour Espace Houblon, qui était présent dès la première édition l’année dernière, au sein du kiosque de Brasseurs Illimités, pour promouvoir les produits de la brasserie, et leurs magasins du même coup. Heureusement, devant la controverse créée par cette nouvelle, les organisateurs du festival se sont ravisés et ont pu trouver un moyen d’accommoder tout le monde pour que Espace Houblon soit présent au festival.

Boycott dans l’Est

Dans le Bas du Fleuve, la situation n’a pas, du moins pour l’instant, un aussi bon dénouement. Pour contexte, une organisation, le Bière Fest, tient à Rimouski et Rivière-du-Loup depuis l’année dernière des festivals de bières, avec bien évidemment des bières de microbrasseries. Or, 9 microbrasseries de l’Est, dont le Naufrageur et Pit Caribou notamment, présentes l’an dernier à ces festivals, se sont regroupées pour faire front commun devant les conditions financières jugées déraisonnables par ces derniers, exigées par les organisateurs de l’évènement. Ce qui devait arriver arriva, incapables de s’entendre, les microbrasseries de l’Est-du-Québec ne participeront pas cette année aux deux évènements. Le propriétaire du Le Bien, le Malt (Rimouski), a même parler sur Facebook d’un « boycott » pur et simple de l’évènement. Cette décision laisse malheureusement les festivaliers devant un choix plutôt mince de bières, avec uniquement Ras l’bock, le Grimoire, Farnham, Charlevoix, le Trou du Diable et Brasseurs du Monde comme brasseries indépendantes présentes. Cette situation est également décevante pour ceux qui désiraient encourager leurs brasseries locales.

En bref, ces deux exemples de cette année démontrent qu’au-delà des brasseries elles-mêmes qui attirent les convoitises des grosses compagnies, la bière et ce qui vient avec devient de plus en plus un marché intéressant pour des compagnies et gens provenant de l’extérieur des milieux de production. Est-ce une nécessairement une mauvaise chose? Pas du tout, si ça implique que les produits locaux se rendent de plus en plus dans les mains de consommateurs. Cependant, plus un marché grandit, plus d’individus y voient seulement des opportunités d’affaires de plus… La meilleure façon de se « protéger » de tout ça, c’est d’aller à la source et d’aller encourager vos microbrasseries préférées en allant sur place, pour déguster quelques bières. Et c’est ce que je vais faire, tout l’été.

Bon été et bons festivals à tous!

Crédit photo : Festibiere

La série allemande de Belle Gueule : une aubaine!

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Traditionnellement reconnue pour brasser des produits s’approchant de ceux des grandes brasseries, les Brasseurs RJ, avec sa série Belle Gueule, n’a pas réellement beaucoup d’appui parmi les passionnés de bières du Québec. En misant sur des prix bas et un grand réseau de distribution, elle vise sans doute à se rapprocher beaucoup plus d’une clientèle grand public. RJ brasse également des styles très communs, avec uniquement des lagers, ce qui pousse le consommateur moyen à l’associer beaucoup plus aux Molson et Budweiser de ce monde, qu’aux brasseries plus artisanales.

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Déjà habituée aux bières de fermentation basses, la brasserie a lancée il y a de cela quelques années ses bières d’inspirations allemandes. Elle offre partout au Québec une caisse de 6 bouteilles avec deux exemplaires de leur Hefeweizen, Dunkel Weizen et Weizen Bock. Lorsque l’on m’a parlé la première fois de la qualité de ces bières, j’étais très sceptique. Mes premiers essais avec la gamme régulière de Belle Gueule étaient loins d’être fructueux. Pourtant, lorsque l’on regarde les classements des meilleures bières par style de Ratebeer, ces trois bières figurent toutes dans le top 50 de leur catégorie, la Dunkel Weizen figurant même dans le top 5! Bien que les styles allemands ne soient particulièrement tendance dans l’univers brassicole actuel, ça reste tout un exploit. Ça a été assez pour piquer ma curiosité et aller me chercher une caisse à l’épicerie pour en avoir le cœur net.

La dégustation

Hefeweizen

L’Hefeweizen de Belle Gueule, entre la rousse et une médaille de bronze, présente une bonne carbonatation, et une grande effervescence. Ce qu’on va réellement retenir de cette bière, c’est sa levure. Déjà présente au nez, elle restera bien présente tout au long de la dégustation, avec un petit goût sucré et une impression de bananes qui sera bien présente. En finale, il y a également un espèce de petit côté céréalier, ou floral qui ressort, qui rappelle en quelque sorte une pilsner. C’est pas désagréable du tout, et rend la bière tout à fait intéressante. Parfaite comme bière de soif, pour les températures d’été.

Dunkel Weizen

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La Dunkel Weizen nous présente une un liquide ambrée, avec un petit collet de mousse et une bonne effervescence. On y renifle, tout comme chez la Hefeweizen, des arômes sucrées de levures allemandes bien présentes, mais aussi des raisins rouges et des fruits de champs. Elle me rappelle également la saveur de gomme balloune de l’Hefeweizen. En bouche, ça me rappelle un pain aux bananes avec des brisures de chocolat. C’est très sucré, trop sucré. Au final, pas une mauvaise bière. Mais pas ma préférée non plus. Le gout sucré de la levure allemande vole la vedette, au détriment du reste du corps du liquide qui est un peu mince.

Belle Gueule Weizen Bock

La Weizen Bock, cette dernière offrande de Belle Gueule me semble la plus suprenante du trio, et, curieusement, me rappelle en quelque sorte une espèce de petite soeur d’une dubbel belge (un style dont je vous parlais ici) à basse fermentation : levure présente, fruits confis, raisins, avec un petit goût de gomme balloune, qui sera finalement présent dans l’ensemble des bières de cette collection. La finale est définitivement très agréable. Je serais curieux de la placer côte-à-côte avec la dubbel de Charlevoix pour comparer les deux. Définitivement une réussite pour RJ.

En bref, ce trio de bières Belle Gueule mérite définitivement un essai de la part des amateurs, en partie parce que ces bières sont définitivement de très bonne qualité, mais également dû au prix dérisoire du 6-pack! Certains experts prédisent un retour en vogue dans les prochaines années des types de bières à fermentation basse après la vague des bières sûres et des IPAs, alors, pourquoi pas ne prendre avance sur les modes pour redécouvrir quelques exemples de cette catégorie?

Crédits Photos : Infopresse, Les Coureur des Boires