La bière du dimanche : Auberge Sutton Broüerie – Brune Alpine

Un de mes coups de cœurs de la première moitié de 2016 fut sans contredit la Bobonom de l’Auberge Broüerie Sutton. Un beau mélange houblonné facile à boire dont j’avais déjà parlé dans une ancienne chronique.  Depuis, la nouvelle brasserie n’a pas chômé, et en plus de tenir une auberge dans le secteur ultra touristique des Cantons-de-l’Est, elle nous fait le bonheur de livrer quelques produits de temps à autres dans la métropole. Ainsi, en plus de la Saison Bee-Bop et de la Bobonom, la brasserie nous a livré depuis quelques mois la Bobonom édition spéciale, la Brett Inn IPA (en collaboration avec le Baril Roulant), le Porter Iroquois ainsi que notre critique du jour, la Brune Alpine.

La Brune Alpine est une bière brune d’inspiration américaine, donc un peu plus houblonnée que sa cousine anglaise – un style qui est définitivement sous-produit au Québec, peut-être à l’exception de l’excellente American Brown Ale de Pit Caribou. Brassée 100% avec des levures de brettanomyces, comme l’ensemble des produits de Sutton, la Brune Alpine devrait donc présenter un bel étalage de saveurs.

La dégustation

Une fois la capsule de la bouteille de 500 mL débouchée, cette Brune Alpine nous laisse découvrir un liquide d’un brun très foncé, assez trouble, avec une mousse légère et bien peu d’effervescence. Les saveurs aux nez sont intéressantes et complexes – le caramel du malt, un petit côté torréfié, des notes de noisettes ainsi que une petite touche plus herbacée que j’attribue au houblon utilisé probablement de manière assez libérale par le brasseur.

En bouche, l’expérience est définitivement agréable. Le corps est ultra-crémeux, ce qui me surprend. Seulement pour l’expérience en bouche, on dirait presque que je bois un stout. Le sentiment crémeux en bouche laisse toutefois un peu derrière les saveurs en bouche, alors que je dois un peu me forcer pour détecter différentes notes en bouche. Un peu fade cette Brune Alpine, on détecte quand même des notes terreuses et herbacées qui sont plaisantes.

Un peu comme avec la Bobonom, on ne détecte très peu, pour ne pas dire aucunement, le côté levures sauvages, nous prouvant avec grand plaisir qu’il est possible de brasser avec des bretts sans qu’elles cachent l’ensemble des autres saveurs de la bière. J’aurais toutefois peut-être aimé retrouver des saveurs peut-être un peu plus maltée, ou retrouver les noisettes très présentes au nez, pour accompagner l’aspect plus terreux de cette bière. Le corps riche est toutefois  d’un grand intérêt et la bière est clairement à essayer pour tout amateur du genre.

3,7 / 5

Pour voir ma notation de la Brune Alpine

Crédit photo : Beerism

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