La bière du dimanche : Dieu du Ciel! – Péché Mortel

C’est toujours difficile pour moi de parler de classiques, parce que tout a déjà été dit sur les classiques. Mais en même temps, devant l’abondance des nouveautés sur les tablettes (Bières et Plaisirs parle même de 1000 nouveaux produits en tablette en 2016 du côté des brasseries québécoises uniquement), il est important, parfois, de prendre un peu de recul, et de revisiter des bières qui ont marqué la province, et même la planète, pour voir parfois quelle a été l’influence de cette bière sur d’autres bières du même style.

C’est donc dans cette optique que je parle cette semaine de la Péché Mortel dans sa version classique. Un des premiers exemples de stouts infusé de vrai café (avec notamment la Speedway Stout de AleSmith, en Californie), la réputation de la Péché Mortel n’est plus à faire. La bière est forte en alcool, à près de 10% d’alcool, et fait le bonheur des amateurs de bières depuis les débuts du pub du Dieu du Ciel!, il y a de cela près de deux décennies. La bière est si populaire qu’elle a maintenant son propre jour du calendrier, le Jour du Péché, où plusieurs bars d’à travers le monde propose des déclinaisons de la Péché Mortel, notamment des versions vieillie en fût de bourbon, avec ajout de fruits ou en infusant différents fruits.

La dégustation

Au visuel, c’est réellement un stout on ne peut plus plus classique. Une couleur noire opaque, avec une certaine carbonatation qui s’estompe rapidement, pour former une fine ligne de mousse qui restera au fil de la dégustation. Au nez, le café infusé ainsi que le grain torréfié prennent beaucoup de place, sans toutefois cacher un certain côté plus résineux, plus forestier, en arômes qui annonce une amertume probablement assez pertinente en bouche.

En bouche, on peut vraiment analyser, à mon sens, la Péché Mortel en trois temps. En premier lieu, on ne peut pas passer à côté du café qui est sans doute l’élément central de la bière. Mais on ne goûte pas que ça. Après avoir reconnu le café, on passe toute de suite à une amertume résineuse, très collante au palet, presque astringente. De cette rivalité entre l’amertume et la torréfaction émerge un corps très soyeux, rond, crémeux, qui vient réellement équilibrer la bière et la rendre franchement facile à boire, pour le style. Au final, on comprend pourquoi on a affaire à un classique en terminant la bouteille de 341 mL.

Pour voir ma notation de la Péché Mortel

Crédit Photo : Bières et Plaisirs

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