La gose : de style oublié à saveur de l’été

L’histoire de la bière ma fascine. Nous avons la chance, à l’heure actuelle de vivre une véritable renaissance de la culture brassicole. Le style allemand des gose est sans doute l’un des meilleurs exemples de cette renaissance. Brassé depuis les années 1500 dans la région environnante de Goslar, en Allemagne, le style est si populaire à l’époque qu’on l’exempt de la Reinheitsgebot, la loi de la pureté allemande, pour sa particularité régionale. Si populaire à Leipzig dans les années 1800, on lui consacre à elle seule des bars entiers. Signe des temps, elle sera au bord de l’extinction après la Seconde Guerre mondiale.

La gose classique se caractérise par quelques traits distincts : Une couleur blonde, pâle et claire, un taux d’alcool modéré, généralement entre 3 et 5% d’alcool, une certaine acidité qui n’est pas sans rappeler sa cousine allemande – la berliner weisse – ainsi qu’un goût salin, donné par les caractéristiques minérales de l’eau locale des brasseries, ou par l’ajout important de sel ou de coriandre par les brasseurs. La touche d’acidité ajoutée à un taux d’alcool plus bas que la moyenne donne à cette bière les caractéristiques rêvées pour être une bière d’été. Plusieurs brasseries nord-américaines ont sauté sur cette opportunité. Revenue à la mode depuis les années 1990 par le mouvement des microbrasseries nord-américaines, on voit de plus en plus d’exemple être brassés au Québec. Un grand amateur moi-même, je m’en voudrait de ne pas vous parler, pour aider à combattre la chaleur de l’été!

De bons exemples de Gose au Québec

Loup Rouge – Zusammenarbeit

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Créée en collaboration avec le Bobcat café, à Bristol, au Vermont, cette Zusammenarbeit veut justement dire collaboration en allemand. Loup Rouge s’est démarquer avec la volonté, comme brasserie, de présenter des bières authentiques aux styles auxquelles elles s’identifient. Leur gose est réellement dans cette mouvance, ne présentant pas vraiment de particularités autres que celles décrites plus haut. L’exécution dans cette bière est ce qui fait la différence, avec une bonne acidité bien équilibrée avec l’aspect salin qui est également présent. Parfaite pour initier des profanes au style.

Trou du Diable – Willow Gose

Embouteillée pour la première fois cette année, ce nouvel opus de Trou du Diable est réellement fait pour les journées chaudes de l’été. Tout est léger dans cette gose à 4% d’alcool, avec une petite acidité, un goût salin tranquille, une effervescence légère et des parfums de céréales. Elle est si désaltérante, que ça fait d’elle une des rares bières que je préfère avoir en gros format (660 mL) qu’en plus petite quantité.

Pit Caribou – Gose IPA du Barachois

Cette bière va beaucoup plus dans les extrêmes que ses consœurs. Hybride entre l’IPA et la gose, Pit Caribou tente d’attirer les amateurs de houblons vers ce style acidulé. Cette bière va beaucoup plus avoir de saveurs que les bières discutées préalablement discutées. Avec énormément d’acidité, ainsi qu’une bonne amertume arrivant en finale, cette bière va définitivement défier nos notions que ce qu’est qu’une gose.

Plusieurs nouvelles goses arrivent sur le marché, défiant de plus en plus notre notion que ce qu’est une gose classique. Il sera intéressant de voir sir les goses suivront la même courbe que les berliner weisse ont subies, à savoir, une dénaturation du style, pour voir éclorent des bières vieillies en barriques, ajout de fruits, etc…

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